Khanh Pham

Que sont-ils devenus ?… Khanh

Khanh était étudiant à l’Alliance Française de Toulouse, il y a maintenant 13 ans, en 2008 ! Il vit aujourd’hui en Europe et nous donne de ses nouvelles !

  • Qui êtes-vous ?

J’appelle Khanh Pham, et je suis né à Hanoi, Vietnam en 1988. Je suis Vietnamien-australien et je vis actuellement à Rotterdam. 

 

  • Pourquoi êtes-vous venu(e) en France ? 

En 2008, j’étais en 3e année à l’université à Connecticut aux États-Unis et je n’avais pris que quelques cours de français pour les débutants pendant les 2 années précédentes. 

Mon université encourage ses étudiants à faire des programmes d’échange à l’étranger pour gagner des expériences à l’international. J’allais suivre les cours à Université de Paris Dauphine à la rentrée en septembre. Mon niveau de français n’était pas du tout suffisant. Du coup, j’ai décidé de passer tout l’été à Toulouse pour suivre les cours intensifs de français à l’Alliance Française de Toulouse.

Je suis venu en France pour la première fois en mai 2008.  

 

  • Racontez en quelques lignes votre premier contact avec la France.

J’ai pris l’avion de New York à Paris, et puis un TGV de Paris à Toulouse. Tout est très bien passé. 

 

  • Quel est le premier mot que vous avez appris ? Quelles expressions vous ont amusé ?

C’est nickel , c’est-à-dire « c’est impeccable ».

Et le verlan me casse les couilles toujours. à qui est cette idée d’inventer les expressions pareils. 

Laisse béton, c’est-à-dire « Laisse tomber »

Une meuf est une femme.  

Et j’ai aussi appris l’importance de l’apéro pour les français. 

 

  • Avez-vous vous une anecdote amusante à partager ?

J’ai assisté un concert gratuit de Maroon 5 et Martin Solveig à la Place du CapitolE. C’était formidable. 

Les étudiants à l’AF venaient de partout dans le monde. 13 ans après, je suis toujours en contact avec certains d’entre eux. Des étudiants espagnols m’ont appris de faire la Tortilla de patatas. Parfois nous apportions de la nourriture au cours pour introduire nos cultures à nos camarades. Nous partions très souvent ensemble après le cours pour aller au bar ou faire des visites en ville. 

J’ai visité pas mal de villes pendant mon séjour. 

J’ai adoré tous mes profs à l’Alliance Française de Toulouse. Dans très peu de temps à l’AF, mon niveau de français a rapidement amélioré. Quand je suis arrivé à Université de Paris Dauphine, je n’avais aucune difficulté de suivre les cours.

Quand j’ai raconté à mon prof que j’allais à Paris en septembre, il m’a donné un pull-over pour me souhaiter bonne chance et me tenir chaud. 

 

  • Aujourd’hui, qu’êtes-vous devenu ? et conservez-vous des liens avec la langue française, la France ou des Français ?

Après mon séjour de 8 mois en France, je suis revenu aux États-Unis pour finir mon diplôme. Ma vie professionnelle n’exigeait pas du tout l’usage de la langue français. Pourtant, je garde toujours la détermination de revenir vivre en France un jour. Je ne cessais jamais d’apprendre le français, quoi que je n’eusse pas beaucoup d’occasion de le pratiquer. 

Je suis Directeur de Grands Comptes chez Bullhorn, une société de technologie qui a des opérations significatives dans le monde anglophone. Quand ma boite a commencé d’élargir nos activités dans les pays francophones et je me suis dit « Ça, c’est mon opportunité de tisser les liens avec la France ». Grace à mon français, j’ai l’occasion de faire des voyages d’affaire à Paris et à Lyon. En 2021, j’ai quitté mon poste à Sydney pour m’installer à Rotterdam et je suis chargé de nos activités de commerce en France. 

Ma décision de poursuivre la langue française ne faisait jamais partie de mes projets professionnels. Cependant, ma passion pour la langue française m’a très bien servi.

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