• pont à Toulouse

EDITO

Chers amis,

En cette fin d’année, dans le froid hivernal et les journées courtes faiblement ensoleillées, les Français pensent à préparer les fêtes de fin d’année, à recevoir et retrouver la famille éloignée rassemblée pour l’occasion. C’est aussi l’occasion de revoir en pensée les événements de l’année qui s’achève et qui ont marqué notre vie.

L’actualité internationale est lourde et souvent peu réjouissante. Dans ces moments de bilan, notre esprit s’accroche à ce qui nous est proche et ces pensées que l’on peut juger égoïstes sont pourtant celles que l’on retient et qui nous mobilisent. On se rend compte alors que l’on a plus tendance à se remémorer les pertes que les bienfaits, les casses que les réparations, les manques que l’abondance.

Peut-être sommes-nous plus en capacité d’évaluer ce que nous n’avons plus que ce que nous avons en plus, ce qui s’ajoute. Peut-être parce que nous avons déjà trop. Néanmoins, si on laisse de côté les biens matériels, à quel moment peut-on estimer que nous avons trop d’amitié, d’affection, d’amour ? Est-ce un phénomène propre à la Métropole française, à l’Europe que d’être en difficulté pour se réjouir de notre état ? Encore une fois, il ne s’agit pas de comparer les biens matériels mais d’évoquer la douceur de vivre, la qualité des services dont nous pouvons bénéficier, le fait d’être dans des régions géographiques épargnées par les affres climatiques. Peut-être n’en avons-nous pas conscience ou bien notre conscience nous dit de ne pas nous en féliciter car à côté, parfois tout près de nous, des gens souffrent.

Pourtant, contrebalancer la morosité et reprendre goût à la légèreté permet aussi d’être proche de celles et ceux qui n’ont pas la chance d’aller bien en les sortant du monde concret de leur corps douloureux, en les invitant à voyager par l’esprit en formulant un espoir pour demain, en partageant des rêves qui nous permettent d’accepter qu’un jour, le quotidien s’arrête d’être. Nous avons le devoir d’être heureux, en tout cas d’essayer de l’être.

 

Nathalie SPANGHERO-GAILLARD – Présidente de l’Alliance Française Toulouse 
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