• pont à Toulouse

EDITO

Chers amis,

          Cette année, le festival Rio Loco de Toulouse met à l’honneur les îles de l’océan Indien. Une formidable occasion de réviser un peu notre géographie ! À ce jour, 24 îles sont répertoriées dans l’océan Indien dont 6 sont des territoires français. À côté de La Réunion et de Mayotte, les plus connues des contrées françaises dans ces mers, il ne faut pas oublier l’île Europa, les îles Glorieuses, l’île Juan de Nova et l’île Tromelin. En plus de l’atoll Bassas da India, ces cinq terres forment les Îles éparses de l’océan Indien, un district des Terres australes et antarctiques françaises, un territoire d’outre-mer français. Mayotte et La Réunion sont des noms plus connus. Cependant, nous savons peu que le département d’outre-mer de Mayotte est en fait un ensemble d’îles : deux principales, Grande-Terre et Petite-Terre et plusieurs îlots dont Mbouzi, classé en réserve naturelle depuis 2007. La Réunion, quant à elle, est à la fois un département et une région d’outre-mer. Elle représente la France au sein de la Commission de l’océan Indien, une organisation intergouvernementale dont la mission est de resserrer les liens d’amitié et de solidarité entre les populations de l’indianocéanie.

            Au-delà de ces contrées françaises ultra-marines, l’édition 2017 du Rio Loco nous permettra de découvrir les facettes artistiques de tous les pays métissés de la région, empreints d’influences diverses qu’ils ont su constituer en expression de leurs propres réalités, autonomes et singulières. L’exposition de photographies que nous accueillons dans nos murs rappellera les paysages paradisiaques de vacances rêvées. Cependant, à travers les couleurs envoûtantes, illusions des reflets de l’eau et du soleil, nous n’oublierons pas les difficultés que rencontrent ces peuples à exister dans leur insularité. D’abord la difficulté à faire face au climat, la violence de ses précipitations, les tempêtes et les longues périodes sans eau alors que les populations ont soif. Ne soyons pas insensibles aux difficultés sociales rencontrées qui les amènent à se déplacer en Métropole ou ailleurs, à quitter leur île où ils ne peuvent vivre, mais dont l’éloignement est source de mal-être. Enfin, la difficulté à accueillir le touriste, source de bénéfices tout en gardant son unicité, ses particularités témoignées notamment par les parlers créoles. À travers ces quelques photographies, n’oublions pas les réalités humaines qui, même sous le soleil, ne sont pas toujours faciles à vivre.

Nathalie Spanghero-Gaillard
Présidente

 

Email this to someoneShare on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0