• pont à Toulouse

EDITO

Chers amis,

Le 5 août dernier, Christian Millau, cofondateur du guide gastronomique Gault et Millau, et l’un des pères de la Nouvelle Cuisine, est décédé à l’âge de 88 ans. Ainsi plusieurs générations de cuisiniers et de gourmets ont-elles perdu un guide et une référence : il avait révolutionné la cuisine et la dégustation, les avait simplifiées et affinées et avait su s’inscrire dans la culture française.

En effet, l’amour des Français pour le « bien manger » et le « bien boire » n’est plus à présenter, surtout depuis l’inscription du repas gastronomique des Français au patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2010. Mais les traditions culinaires françaises ont bien évolué depuis les fameux banquets de sangliers d’Astérix : aujourd’hui, le repas gastronomique est synonyme de raffinement et de bon goût.
Très ritualisé, il doit respecter des règles bien définies : il commence par un apéritif et se termine par un digestif, avec entre les deux, au moins quatre plats, à savoir une entrée, du poisson et/ou de la viande avec des légumes, du fromage et un dessert, le tout, bien sûr, accompagné de grands crus. Mais ce n’est pas tout, la composition du menu ne suffit pas à définir le repas gastronomique : il s’agit de savoir l’apprécier ! Goûter un vin, humer un mets, et surtout, décrire ses sensations et exprimer le plaisir du goût, à table, c’est tout un savoir-vivre à la française qui s’épanouit.

C’est dans ce contexte que, depuis 2011, les Français se retrouvent autour de la fête de la gastronomie. Cette année, elle se tiendra les 22, 23 et 24 septembre. « Banquets, dégustations, pique-niques, ateliers, conférences… Il y en a pour tous les goûts, partout en France et à l’étranger ! » De quoi enorgueillir les Français, toujours très fiers de leurs fromages, leurs vins et leurs restaurants étoilés.

Marie-Mandarine Colle-Quesada
Directrice pédagogique
Email this to someoneShare on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0