• pont à Toulouse

EDITO

Chers amis,

La semaine de l’Europe vient de se terminer à Toulouse mais il est encore temps de mettre l’Europe à l’honneur avec les élections des futurs députés européens des 28 États membres la semaine du 20 mai.

Toutes et tous les ressortissants européens vont pouvoir exprimer leur avis sur la poursuite de la construction européenne commencée en 1950 par la déclaration de Robert Schuman, alors ministre des Affaires étrangères français. La guerre était dans tous les esprits et la première vision était donc la consolidation de la paix. La proposition de la mise en commun des productions française et allemande de charbon et d’acier était exprimée en ces termes « la solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre entre la France et l’Allemagne devient non seulement impensable, mais matériellement impossible ».

L’acte fondateur de l’UE peut être vu comme un acte contraignant pour l’économie des deux pays et peut être décrié au nom de la liberté de disposer de ses biens propres. Près de soixante-dix ans après, les eurosceptiques peuvent soutenir de tels propos, beaucoup moins audibles dans la France d’après-guerre. Pourtant, c’est bien en liant nos destinées que se sont construites toutes ces années de paix et de développement en Europe. En effet, les étapes parcourues ont été une série d’accords fondateurs de règles communes n’avantageant pas les uns au détriment des autres mais pensés pour le bien de tous. Il n’est pas toujours facile d’accepter d’avancer à une allure maîtrisée pour s’accorder avec nos voisins afin d’être forts ensembles ou en tout cas, ne pas être faible tout seul. Être capable de prendre en considération les situations des autres pays européens pour réfléchir ensemble aux décisions à prendre les meilleures pour tous est remarquable et beaucoup moins spectaculaire que d’afficher de bons chiffres de performance dans quelque domaine que ce soit. La construction de nos destins communs est visible aujourd’hui dans tous les domaines, dans les arts (l’Union européenne encourage le développement de l’industrie audiovisuelle ; elle met en évidence le patrimoine culturel de chaque pays membre), en éducation (création d’un système commun des études supérieures), en économie (libre circulation des biens et des personnes ; monnaie commune) Dans nos aspirations, l’Union européenne nous ouvre des horizons plus grands que ceux qu’avaient nos grands-parents, eux qui ont su parier et œuvrer pour que ce défi soit gagné. Nous nous devons d’y croire à notre tour pour nos petits-enfants.

Nathalie Spanghero-Gaillard – présidente
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