Ma vie de déconfinée par Stéphanie

Alliance Française de Toulouse

Depuis le lundi 11 mai 2020, le déconfinement a commencé en France avec des règles à respecter qui peuvent être plus strictes dans les régions les plus touchées par le COVID-19. Les Français ne sont pas les seuls, ni les premiers à redécouvrir une vie extérieure différente de celle d’avant et dans laquelle tous doivent changer leurs habitudes et adopter des gestes barrières. 
Stéphanie, originaire d’Angleterre, nous livre sa perception de l’Après ! Elle a repris les cours à Toulouse au mois de juin.

Racontez-nous comment se passe votre déconfinement.

Depuis ou à partir de quand les sorties sont-elles possibles ?
En tant qu’Anglaise, les sorties sont plus limités dans mon pays qu’en France. Chez moi, les magasins sont juste en train d’ouvrir leur porte et on peut inviter moins de 6 personnes pour prendre un thé dans son jardin.

Quelles sont les nouvelles règles à respecter ?
Il faut porter un masque dans les transports en commun et il est nécessaire de se frotter les mains avec du gel hydroalcoolique à l’entrée des magasins. 

Les gens de votre pays protestent-ils contre ces nouvelles mesures parce qu’elles sont trop ou pas assez strictes ?
La grande majorité des gens respectent les nouvelles règles, mais parfois il y en a quelques-uns qui les trouvent trop strictes. 

Concernant l’activité économique : les personnes sont-elles retournées au travail, les commerces sont-ils tous ouverts ? Et les écoles, les universités ? 
En Angleterre, quelques écoles sont déjà ouvertes mais parfois les parents des enfants ont peur de les y envoyer. En Écosse, la situation est un peu différente car le gouvernement écossais a une stratégie légèrement plus prudente que le gouvernement à Londres. Ainsi, le déconfinement est plus lent.  

Racontez votre 1ère sortie : qu’avez-vous fait, où êtes-vous allé(e), pourquoi et avec qui ?
Pour ma première sortie, je me suis promenée dans le centre-ville avec mon petit ami pour qu’on puisse prendre l’air et apprécier à nouveau la vie quotidienne. Plus récemment, j’ai fait une balade à vélo jusqu’à Montauban et ça fait du bien d’être dans la nature.

Avez-vous remarqué si les gens et l’ambiance autour de vous étaient différents ?
À ce moment-là, l’atmosphère était du soulagement et de l’optimisme d’être enfin à l’extérieur. 

La population en général respectent-elle les consignes gouvernementales ?
Ils les respectent pour le moment, mais on verra ce qu’ils vont respecter dans les semaines à venir.

Certaines choses vous ont-elles choqué ?
En effet, à Toulouse, parfois, je remarque que depuis le déconfinement, une minorité de gens ont recommencer à se faire la bise. C’est ce qui me choque un peu. 

De façon générale, avez-vous changé certaines de vos habitudes et en avez-vous pris des nouvelles ?
En entrant dans l’Alliance Française pour l’école, je suis « armée » d’un masque et de gel hydroalcoolique, qui sont des nouvelles habitudes pour moi, oui. 

À votre avis, quels changements personnels, nationaux et internationaux, cet épisode épidémique a-t-il apporté ?
J’espère fortement que cet événement inaugurera une nouvelle ère de sensibilisation aux luttes des sans-abris et qu’ils seront traités avec plus d’humanité qu’avant. 

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