Que sont-ils devenus ? … Amedeo

Aujourd’hui, nous vous donnerons des nouvelles d’un ancien étudiant : Amedeo. Originaire d’Italie, il a étudié le français dans notre école en cours intensif. Aujourd’hui, il vit à Tokyo.

  • Qui êtes-vous ?

Amedeo, né à Jesolo, près de Venise (Italie), en 1990.

  • Pourquoi êtes-vous venu en France ?

Pour améliorer mon français. Je suis arrivé en France le 20 août 2016 ; je suis resté à Paris à peu près 10 jours et après j’ai déménagé à Toulouse où je j’ai étudié la langue pendant quatre mois, jusqu’à la fin janvier 2017.

J’ai toujours aimé la France, et depuis mon enfance,  je désirais bien parler français. De plus, en septembre 2017, j’aurais dû faire un Master en journalisme à Los Angeles, USA, après lequel je prévoyais de déménager au Canada. Parler anglais et français, je me disais, aurait pu m’aider pour m’installer dans une grande ville canadienne et trouver un bon travail. Au final, mon parcours a beaucoup changé.    

  • Racontez en quelques lignes votre premier contact avec la France 

Mon vrai premier contact avec la France a été en juin 2002, quand j’avais onze ans. Ma mère m’a emmené avec elle dans un voyage de travail à Paris, qui a duré une semaine entière. Ensemble, on a visité la ville avec ses attractions les plus belles – la Tour Eiffel, Montmartre, les Palais Royaux, les Grands Boulevards, le Louvre… Leur beauté m’a enchanté, et a fasciné pour toujours mon imagination d’enfant.

En 2016, avant de déménager à Toulouse, je suis retourné de nouveau à Paris (c’était déjà la cinquième fois… !). Néanmoins, cette fois-là, ce n’était pas pour admirer les lieux d’intérêt de la capitale, mais pour pratiquer la langue. Pendant la deuxième moitié d’août, Paris était assez vide, et je me rendais chaque jour au centre Pompidou pour réviser la grammaire et apprendre de nouveaux mots. Il n’y avait pas de queue à l’entrée, ni de gens assis aux tables, et je pouvais y rester jusqu’à l’heure de fermeture, à 10 heures du soir. Sûrement, un des endroits les plus beaux où j’ai pu étudier dans toute ma vie.   

  • Quel est le premier mot que vous avez appris ? Quelles expressions vous ont amusé ?

Probablement « bon appétit ! ». Très similaire à l’italien, et toujours reconnu dans le monde.

Une expression qui m’a amusé depuis mon enfance et qui peut aussi constituer mon anecdote drôle est « Parbleu ! ».

Apparemment, « Parbleu ! » est une forme archaïque et légère pour exprimer la surprise. En Italie, les gens qui ont plus de 40 ans et qui parlent français la connaissent, mais quand je suis arrivé en France, personne ne l’avait jamais entendue ! Je m’exclamais « Parbleu ! » et les Français autour de moi me regardaient comme si j’avais prononcé un mot inexistant, que je venais d’inventer. C’était trop étrange pour moi, qui l’avais entendue pour la première fois à 5 ans, et qui croyais que toute la France l’utilisait.

  • Aujourd’hui, qu’êtes-vous devenu ? et conservez-vous des liens avec la langue française, la France ou des Français ?

Aujourd’hui je ne travaille pas au Canada, mais à Tokyo, dans les ressources humaines. Je parle français avec des collègues et des clients qui viennent de France, du Canada ou des pays africains où la langue officielle est le français. C’est toujours bien de créer des liens avec les gens en parlant leur langue maternelle – c’est bien pour les affaires aussi !

Avant d’accepter ce travail au Japon, j’ai voyagé comme journaliste en Asie et en Amérique et le français m’a aidé à me faire des amis et à avoir un appui, culturel et humain, dans plusieurs parties du monde. Par exemple en Mongolie, le personnel de l’Alliance Française de Oulan-Bator m’a accueilli chaleureusement comme s’il me connaissait depuis longtemps*, et ça, seulement pour le fait d’avoir été étudiant à l’AF de Toulouse… !

Au Japon, je garde vivant mon Français en lisant des livres, en écoutant la radio et en recherchant des partenaires pour converser. Les émissions culturelles françaises sont d’un niveau supérieur à celles des autres pays européens et me donnent accès à des infos que je ne pourrais obtenir d’autre manière. De plus, parler français est toujours un atout, et en être capable produit une forte impression sur les autres – y compris les employeurs pendant un entretien d’embauche !

*Retrouvez cette histoire ici et

Laisser un commentaire

WP Facebook Auto Publish Powered By : XYZScripts.com